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L’individu et ses identités dissimulées
sont le point de départ de mes images.
Serai-je capable de vivre avec moi? Combien d’identité ai-je enfermé dans
mes organes ? qui serai-je demain ? qui suis-je dans cette vie? Un bon ou un
mauvais ? le centre du monde ou de la poussière d’étoile?
Mes clones auront-ils un futur meilleur que le mien?… Toutes ces questions
qui satellisent autour de mon nombril.
Une autre question transpire de ce travail : faut-il croire aux images ?
La presse, la télé, l’information et ses manipulations nous
présentent une " réduction " manufacturée du monde
et de ces acteurs ? La discorde et ses multiples manifestations habitent les
médias d’information. Le " Conflit d’intérieur " est
un parallèle mesuré avec la réalité quotidienne :
conflits de pouvoir, conflits culturel, religieux, géographique, ethnique,
initiatique, accidentel… Comme dans tous les conflits, la presse est présente,
abreuvant notre soif de voir, nourrissant notre appétit de sensations
fortes. Est ce voulu que je sois nourris « d’images du monde » sanglantes
au moment de mes repas? voudrait-on gaver le prédateur qui sieste en moi
?
Mon mauvais goût des couleurs et du genre n’est qu’une écriture
sous influence prononcée des " news " et de la publicité.,
Cette déstabilisation de références visuelles perturbe le
spectateur qui ne possède plus l’alibi du consommateur pour ingurgiter
innocemment mes photos.
Je n’œuvre pas sur les tabous, mais sur la pollution d’hypocrisie
convenue qui m’asphyxie. Cette hypocrisie, bien plus pornographique à mes
yeux que l’image d’un acte sexuel qui ne sera jamais que la représentation
d’une réalité, culturellement culpabilisante.
De là à converser de choses sérieuses sans un peu d’humour… ?
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